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Toutes les informations nécessaires pour entrer en contact avec Abd al Malik sont répertoriées sur cette page.
Qui est Abd al Malik ?
Né sous le nom de Régis Fayette-Mikano en 1975, Abd al Malik a tissé une riche tapisserie de vie, façonnée par une diversité d’expériences et d’influences. Grandissant dans un quartier populaire de Strasbourg, France, en tant que fils d’un haut fonctionnaire congolais et d’une mère catholique, son parcours a connu un tournant décisif lorsqu’il s’est converti à l’Islam à l’adolescence, adoptant alors le nom Abd al Malik, qui se traduit par « serviteur de Dieu ».
Malgré des études en philosophie et lettres classiques à l’Université Marc Bloch de Strasbourg, l’intérêt passionné d’Abd al Malik pour l’écriture l’a conduit à publier en 2009 son premier roman, « La Guerre des banlieues n’aura pas lieu », récompensé du Prix de littérature politique Edgar-Faure. Parallèlement, sa passion pour la musique l’a conduit à cofonder le groupe de rap N.A.P. avec son frère et son cousin, marquant ses premières incursions dans l’expression artistique.
Abd al Malik : un artiste aux multiples facettes en quête continue de découverte de soi
En tant que figure marquante du rap français, Abd al Malik a développé un style distinctif mêlant rap, poésie slam et influences orientales. Ses paroles introspectives abordent des problèmes sociaux et politiques, faisant de lui une voix puissante dans le genre. Des albums tels que « Le Cœur du Cyclone », « 50 Tourbillons », « Dante » et « Scarifications » ont renforcé sa réputation.
Au-delà du rap, Abd al Malik a exploré diverses expressions artistiques, composant la musique des « Gardiens de la Lune » en 2017 et réalisant son premier long métrage, « Qu’Allah bénisse la France » la même année. En 2020, son album symphonique « Barcode » a témoigné de son évolution artistique, fusionnant rap et musique classique.
Artiste engagé, Abd al Malik encourage la réflexion sur des questions sociétales sensibles à travers ses œuvres. Sa quête permanente de sens et son exploration continue de soi en font une figure marquante du paysage culturel français, inspirant le public avec son engagement social et sa recherche incessante de l’expression artistique.
Les coordonnées pour contacter Abd al Malik

Il existe différentes façons de prendre contact avec Abd al Malik.
Envoyer un message au rappeur par e-mail :
Pour toute demande spécifique ou si vous envisagez une collaboration avec Abd al Malik, n’hésitez pas à contacter son équipe de gestion via l’adresse e-mail suivante : n.kone@cineart.fr. Utilisez cette méthode pour partager vos besoins ou propositions, et votre message sera transmis à l’équipe compétente pour un examen attentif.
Écrire un courrier à Abd al Malik :
Si vous optez pour la correspondance postale, veuillez adresser vos lettres à l’adresse suivante :
Abd al Malik,
102 102 rue Réaumur,
75002 PARIS 2.
Contacter Abd al Malik : les numéros indispensables
Si vous souhaitez établir un contact téléphonique, n’hésitez pas à composer l’un des numéros suivants : 01 56 69 33 00. Vous pourrez ainsi entrer en communication avec l’équipe d’Abd al Malik et recevoir une assistance personnalisée.
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3 réponses
Lorsqu’on fait quelque chose, il s’agit d’y rester et d’en sortir.
Lorsqu’on fait quelque chose, il s’agit d’en sortir et d’y rester.
Merci mon frère.
Tu m’as permis d’y rester et d’en sortir.
Maintenant je suis sorti, et je l’ai fait : sortir ce que je gardais sur mon cœur.
Ma lettre ouverte sur l’incompréhension de l’époque
1. Le vertige d’un temps qui échappe
Nous vivons une époque qui se dérobe à notre intelligence. Mais chacun mesure son intelligence à l’aune de sa propre raison, et cette raison n’est jamais qu’un fragment. Nous ne savons plus si nous marchons vers un horizon ou si nous tournons, épuisés, dans le cercle invisible de notre propre agitation.
2. Les illusions du pouvoir
Les dirigeants, eux, nous parlent avec assurance, parfois même avec arrogance. Mais souvent leurs discours dissimulent mal des vérités arrangées, voire niées. Convaincus de leurs propres fictions, ils exploitent les failles d’un système politique qu’ils connaissent sur le bout des doigts. Ces failles, ils les utilisent pour s’élever, puis pour se maintenir au sommet, coûte que coûte. Quoi qu’il en coûte, disaient-ils au plus fort de la pandémie, formule martelée jusqu’à l’usure. Et voilà qu’aujourd’hui, ce sont les mêmes voix qui nous expliquent que la faillite financière du pays serait la faute du peuple lui-même, coupable d’avoir trop dépensé, comme si la misère n’était pas déjà le quotidien de millions de vies.
Ce n’était pas la première fois : lors de la crise sanitaire, l’absurde était devenu loi lorsqu’on exigea des citoyens qu’ils rédigent leur propre autorisation pour franchir la porte de leur domicile. La règle invraisemblable devenait habitude. Aujourd’hui, la même logique persiste : l’économie, censée être le fruit du travail et de l’échange, se transforme en un mécanisme où la richesse produite par des millions se concentre entre les mains de quelques-uns. Le travailleur s’épuise, le rentier engrange. Le mot redistribution n’est plus qu’une coquille vide.
Et que dire du mot démocratie, brandi non pour se réinventer mais pour se comparer : certes, les régimes autoritaires asservissent, mais ils affichent des économies florissantes et n’accueillent plus nos leçons qu’avec un sourire ironique, tant nos propres résultats semblent dérisoires.
3. Le miroir déformant des médias
À ce déséquilibre s’ajoute le rôle des médias. Ils n’informent plus : ils commentent, interprètent, et débitent des opinions qu’ils présentent comme des vérités. Beaucoup sont désormais aux mains de la finance internationale et obéissent à ses logiques. Ils ne cherchent plus à éclairer, mais à orienter. Ils ne transmettent plus un regard sur le monde, ils façonnent un récit au service des puissants. Et ce récit, répété en boucle, finit par être accepté comme réel. L’homme ne reçoit plus l’information brute : il absorbe une version filtrée, polie, instrumentalisée.
4. Les fractures du monde
En Afrique, nos anciennes colonies, longtemps contraintes, cherchent désormais d’autres alliés. Le mépris affiché par nos dirigeants a fini de convaincre ces nations qu’une autre voie leur était possible. Elles nous rejettent, elles nous tiennent à distance — et c’est peut-être, en définitive, une chance pour elles. Peut-être pourront-elles enfin se développer selon leur rythme, maintenant qu’elles ont retiré le bâton qui freinait la roue de leur vélo. Mais dans le même temps, certaines manœuvres maladroites, comme la tentative d’opposer deux pays frères du Maghreb, achèvent de discréditer notre image aux yeux de ceux qui, hier encore, pouvaient nous considérer avec respect.
Et pendant que la France se fragilise, l’ancien « gendarme du monde » s’est doté d’un dirigeant imprévisible, niant jusqu’au réchauffement climatique. Il a oublié que les États-Unis sont nés d’un mélange d’immigrés, et que les seuls légitimes, les peuples amérindiens, furent décimés et parqués. Ainsi discrédite-t-il son propre pays, au point que le slogan Make America Great Again pourrait bien devenir un jour Make America Grieve Again, quand les tornades balaieront même ses prestigieux golfs.
5. Le vacarme et la perte de repères
Dans ce climat de défiance, les discours prolifèrent. Chaque voix proclame sa vérité, chaque bouche brandit sa certitude. Mais toutes s’entrechoquent, se démentent et s’annulent. Le vacarme recouvre le sens. L’homme moderne croit être informé, mais il est surtout saturé. Le discernement s’épuise dans la submersion. Nous ne lisons plus les signes du monde : nous les subissons, prisonniers d’un flux continu d’opinions contradictoires.
Nos valeurs anciennes — rituels, coutumes, repères — ont perdu leur force de soutien. Elles apparaissent comme des coquilles vides qu’on n’ose plus transmettre. Les promesses nouvelles s’éteignent sitôt prononcées, étincelles sans foyer. Nous demeurons suspendus entre un passé qui se défait et un avenir qui tarde à s’ouvrir, contraints de marcher dans une clairière sans chemin.
Les valeurs d’antan ont été remplacées par les réseaux sociaux, et l’obsession des écrans s’invite jusque dans nos gestes les plus quotidiens. Le peuple, captivé par ses applications, ne réfléchit plus : il se noie dans une fascination technologique qui dévore le temps et disperse l’attention. L’addiction aux machines est telle que la réflexion critique s’étiole, et que le regard lucide se perd dans le flux continu d’images et de notifications.
6. Les échos de l’Histoire
D’autres époques connurent ce vertige. Rome, à la veille de sa chute, se perdait dans les jeux et la corruption tandis que ses frontières s’affaiblissaient. Dans les années 1930, une Europe écrasée par la dette et l’injustice sociale se tourna vers de fausses solutions autoritaires et causa la mort de millions d’innocents. En 1968, une génération rêva d’abattre l’ordre ancien, mais ses idéaux se diluèrent dans la société de consommation qu’elle prétendait combattre. Aujourd’hui encore, nous vivons cette même désorientation : perte des repères collectifs, effritement des évidences, tentation des illusions faciles.
Nous découvrons alors que ce que nous croyions « naturel » n’était qu’une organisation provisoire, fragile et souvent injuste. Les institutions vacillent, les certitudes s’effritent. Et la question demeure, brûlante : qui sommes-nous quand plus rien ne nous nomme ? Qu’avons-nous perdu pour que même les mots nous échappent ? Et surtout, comment habiter un temps qui nous fuit ?
7. Le combat intérieur
C’est ici que s’ouvre la dimension spirituelle. Lorsque les structures visibles s’écroulent, il reste à l’homme qui pense encore, l’espace invisible, intérieur, où il peut retrouver la Source. Les maîtres soufis affirment que la nuit obscure de l’âme prépare l’aube : quand l’extérieur se dérobe, c’est pour inviter l’homme à descendre en lui-même. Ibn ‘Arabi écrivait : « Mon cœur est devenu capable de toutes les formes », rappelant que la vérité ne se laisse pas enfermer dans un dogme unique, mais se révèle dans l’ouverture d’un cœur capable d’accueillir l’univers.
Ce chemin est exigeant. Il passe par ce que les sages appellent le grand jihad, la lutte intérieure contre l’ego. Car le véritable ennemi n’est pas à l’extérieur : il est en nous, dans notre orgueil, notre avidité, notre illusion de séparation. Khalil Gibran, dans Le Prophète, l’exprimait en poésie : la douleur est la cassure de la coquille qui enferme notre compréhension. Ce que nous appelons crise est peut-être ce travail secret, par lequel notre carapace se brise pour libérer l’âme.
8. Vers une conscience plus vaste
Gautama Siddhârta, le Bouddha, enseignait que la racine de la souffrance se trouve dans l’attachement et l’avidité. Dépasser l’ego, c’est dissiper les illusions qui nous égarent.
Spinoza, de son côté, nous rappelait que la vraie liberté ne réside pas dans l’absence de contraintes, mais dans la compréhension des lois de la nature et dans l’accord avec elles. Pour lui, l’homme esclave de ses passions est un être diminué ; seul celui qui s’efforce de comprendre et de se gouverner par la raison atteint la joie véritable. Cette sagesse résonne étrangement avec nos défis modernes : apprendre à ne pas céder à l’addiction, à l’illusion, mais à s’accorder au réel.
Pierre Teilhard de Chardin voyait, à une autre échelle, la même dynamique : à travers crises et contractions, l’humanité progresse vers la Noosphère, cette conscience planétaire appelée à s’unifier au-delà des fractures.
L’incompréhension de notre temps n’est peut-être donc pas un vide, mais une gestation. Comme l’enfant encore endormi dans le ventre de sa mère, dont Gibran disait qu’il ignore la naissance qui l’attend, nous ne savons pas encore ce que nous sommes en train de devenir. Ce qui nous semble chaos et déchirure est peut-être l’éclatement d’une enveloppe trop étroite, une transition vers une conscience plus ample.
9. La flamme de l’espérance
Cette métamorphose ne se donne pas sans douleur. Nous avançons dans l’incertain, parfois comme au bord du vide. Mais c’est précisément dans cette obscurité que peut se révéler la lumière de l’espérance. Non pas une espérance naïve, mais une braise tenace, semblable à celle que décrivent les mystiques : une flamme intérieure qui refuse de s’éteindre.
Elle n’est ni raison ni preuve, mais obstination de l’âme. Elle demeure, fragile et persistante, indifférente aux vents contraires. Elle ne résout pas l’énigme de l’époque, mais elle nous empêche de céder au néant. Elle est le refus d’abandonner le sens, même lorsque tout sens nous échappe.
Ainsi, notre fidélité la plus haute consiste peut-être à avancer malgré l’incompréhension. Comme l’enfant qui apprend à marcher dans l’obscurité, nous sommes appelés à faire confiance à une lumière qui ne vient pas d’en bas, mais d’en haut. Une lumière qui n’éclaire pas tout, mais qui suffit à guider nos pas.
10. Le passage et l’ouverture
L’histoire le montre, la sagesse l’affirme, et notre époque le confirme : la crise du sens n’est pas la fin du sens. Elle en est le passage. Elle ouvre une brèche pour que l’humanité redécouvre en elle-même ce que ni les empires ni les systèmes n’ont su donner : la certitude d’être reliée à plus grand que nous.
Bonjour,
Je suis très admirative du parcours d’Abd Al Malik que j’ai connu dans les années 1990 à Strasbourg.
Je souhaiterai lui transmettre mon admiration par rapport à son parcours, à son amour pour la langue française.
J’aimerai bien communiquer avec lui de temps à autre si c’est possible, cela nous rappellera le bon vieux temps.
Avec mes remerciements
Bonjour,
Très admirative de tout ce que vous transmettez et particulièrement intéressée par vos lectures à voix haute avec votre phrasé syllabique si particulier et en même temps si attachant. Il m’est donc venu l’idée d’oser vous demander un de vos moments disponibles pour lire l’un des poèmes de mon frère, qui a publié trois livres de Poésie aux Éditions Gallimard dans les années 60 et dont l’un à reçu deux prix littéraires. Ce serait un très bel hommage pour son œuvre dont l’écriture “avant-gardiste” est en parfait accord je pense avec votre diction si particulière.
En tout cas, ce serait une belle expression et un beau témoignage en son souvenir toujours vivant, que d’entendre votre lecture de l’un de ses poèmes. On peut correspondre par mail directement si vous le souhaitez. Bien à vous. SJ